Thym serpolet ?

Dans nos Cévennes siliceuses le thym commun (Thymus vulgaris), n’est finalement fréquent que soigneusement cultivé dans nos potagers. En effet c’est une plante qui à l’état sauvage affectionne surtout les sols calcaires. Ce qui en fait une espèce surtout commune des garrigues. Soit, le botaniste fouineur le repèrera localement sur silice par exemple au col St Pierre (limite Gard Lozère), vers Soustelle (Gard) ou encore au col de la Croix de Bourrel. Mais la naturalité de ces stations n’est pas toujours certaine et elles restent anecdotiques.

Thym des Cévennes

Le port caractéristique

du thym des Cévennes

Thym des Cévennes

Détail de l'inflorescence

Par contre un thym au port plus tapissant est très fréquent ici et est communément appelé thym serpolet. Rappelons au passage que sous l'appellation de thym serpolet se cache en fait plusieurs espèces, pas toujours faciles à distinguer et qu’il convient donc mieux de parler des thyms serpolets au pluriel !

Mais dans les Cévennes, à basse altitude, il ne s’agit ni de thyms serpolets ni de thym vulgaire, mais d’une espèce à part, intermédiaire entre ces deux groupes, et endémique des Cévennes ; s’il vous plait ! Quand nous croisons un thym à St Germain ou à St André, il s’agit du thym des Cévennes, Thymus nitens ! Le thym des Cévennes est sous-ligneux (la base des tiges est ligneuse), ce qui le distingue des serpolets, totalement herbacés ; par contre il n’a pas le port dressé du thym commun et ses feuilles n’ont pas les bords enroulés. Quant à son parfum, il n’a rien à envier au thym commun !

Voici une vérité rétablie. Cessons d’appeler le noble thym des Cévennes "serpolet", rendons lui sa juste identité !

en espèce

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